Burlesques Associés

« Molière malgré lui » Articles de presse

Sous la constellation des éclats de rire

Au Théâtre des Béliers, fourmillant à côté de la porte Magnanen, la Compagnie Zibaldoni nous monte sur ressorts avec son « Molière malgré lui », réunissant trois auteurs-acteurs : Molière en personne et, en chair et en masque pour notre plus grand plaisir, Guillaume Collignon et Jean-Hervé Appéré. C'est un Médecin malgré lui laurelethardiesque qui nous est offert, par les voix et les corps de multiples personnages : ceux de Molière, ses jumeaux de la commedia dell'arte, un Mastoc et un Moustic (le grand et le petit) et des spectateurs charmés de pouvoir devenir, au bon vouloir contagieux des comédiens, Lucinde, Léandre, nourrice ou autres indispensables. Ils parlent la langue de Molière, ressuscitent dialogues, chansons et pantomimes de Laurel et Hardy, sans oublier quelques échappées plus ou moins improvisées de MM. Collignon et Appéré. Nous rencontrons tout d'abord deux hommes sans âge, à l'accent anglais. L'un, bouclé et bondissant, organise la scène pendant que l'autre, plus coussineux et moustachu, nous informe que nous attendons les maîtres de conférence. Qui n'arrivent pas, et c'est tant mieux ! Nous préférons nous délecter de ces deux amis, déjà familiers, et découvrons leur fonctionnement d'inséparables qui se sont approprié le proverbe « Qui aime bien… ». Ils trouvent, au fond d'une valise, des masques, des vrais, de ceux qui possèdent celui qui le porte. Les voici contaminés par la farce, en métamorphoses d'attitude, d'énergie et de gouaille, pour chevaucher allègrement les immortels destins des protagonistes du Médecin malgré lui, tout droit sortis de la tête de notre cher Jean-Baptiste. Un homme aviné se retrouve ainsi médecin par les malices de sa farouche femme, et le voici impliqué et contraint de prendre en charge une muette, son père et l'éperdu prétendant, cause du mutisme. Mélange des genres, plus frères que cousins, pour cette mise en scène, « réunir la commedia dell'arte, Molière et le cinéma burlesque américain » : pari gagné, chapeau melon bas, haut les mains et francs les rires ! Le public est actif, il existe indubitablement et contribue à ce moment partagé, grâce à l'enthousiasme communicatif des comédiens, rendant son sens entier au noble nom de spectacle vivant. Acteur malgré lui, donc, mais pour faire ses (nos) délices. Surtout lorsque séduit par un chant d'amour, zyeux dans les zyeux, sous ceux, envieux, du reste du public. Chant, musique live, pirouettes et même danses, sous le signe du gag. D'où une constellation d'éclats de rire !… Merci ! Quel bien ça fait ! Les comédiens, vous l'aurez compris, portent tout ce bonheur à bras le corps. Guillaume Collignon est espiègle, naïf et tendre. Il sait, sans y toucher, trouver l'élégance d'un conseil : monsieur, ne collez pas sur votre visage le masque perlant de sueur que je vous prête. Cela entre trois chutes virtuosinueuses, cinq changements de costume, dix coups d'éventail et trois mille allers-retours de la scène aux gradins. Quant à Jean-Hervé Appéré, on sent à son regard qui frise le plaisir qu'il prend à nous en donner et sa jubilation à jouer les drôles. Derrière sa grosse voix, sa maligne habitude de plier son confrère, on voit gros comme son petit ventre que, au fond, il n'est pas bien méchant…

Claire Néel - lestroiscoups.com - Avignon 2008



Toutes les facettes de l’humour

Une commedia dell’arte burlesque avec et de Jean Hervé Appéré et Guillaume Collignon.

Le show a débuté avec les facéties de Laurel et Hardy, alias Moustic et Mastoc pour la circonstance, accompagnés d’un petit air interprété au ukulélé. Et puis une invitation à une conférence a transporté le public dans le théâtre l’Arlequin : de Molière à Sganarelle, avec masques bien évidemment. C’est un monde où le médecin est riche, a toujours raison : celui de Molière malgré lui. Nos deux bouffons se sont déchaînés, ils savent tout faire : danser,chanter, jouer la commedia, les acrobates, faire participer le public, changer de costumes et de look… et être médecins malgré eux. Ce numéro burlesque de funambules s’est terminé avec le duo de Stan et Oliver, rois de l’humour et du gag.

Pierre Prévost – Le Dauphiné libéré – 30 octobre 2008 –Festival de l’humour et de la création de Villard de Lans.



Un médecin de clowneries et lazzi

Ils sont deux à jouer entre le comique des Laurel et Hardy à l'accent typique et les farceurs de Molière.

Le pont entre les deux était osé mais possible, preuve en est leur spectacle renversant les frontières et les siècles et glissant la commedia dell'arte vers le burlesque américain des années trente. De Stan et Ollie, adeptes des catastrophes, à Sganarelle subitement "médecin malgré lui", il est finalement que peu d'écart hormis celui des spectateurs qui diffèrent, le rire en revanche perdure, via un comique de gestuel, de situation et de mots inaltérables.  Pour accessoires et décors, si peu que l'intérêt se porte bien sûr ailleurs ; les ficelles d'un spectacle de tréteaux de fortune sont ainsi tendus ; jeu de masques, changement de costumes, adresses aux spectateurs qui deviennent ces personnages molièresques indispensables au bon déroulement de quelques scènes emblématiques. Guillaume Collignon et Jean Hervé Appéré ont l'art du travestissement intempestif et du naturellement vôtre pour la plus grande joie d'un public conquis qui se prête volontiers au jeu des allers-retours entre les comédiens et lui-même. Molière ne saurait s'indigner d'une interprétation aussi largement plurielle où l'on retrouve l'essentiel de la farce qui fit et fera toujours le rire de tous.

Marianne M - La Marseillaise - 20 juillet 2009



Barbentane – Molière et Laurel et Hardy, l'impensable union.

Faire jouer Molière par Laurel et Hardy fallait y penser!. Créer et présenter un spectacle avec deux sosies impayables de ces célèbres acteurs comiques, il fallait oser et surtout réussir. Ce dimanche soir à La Rebutte, ce défi totalement fou, les « Zibaldoni » l'ont surmonté haut la main. Le public se souviendra longtemps de ces scènes d'anthologie du « Médecin malgré lui » jouées par ces deux compères qui, masqués, travestis, accessoirisés, assuraient tous les personnages , faisant souvent participer à l'action les spectateurs heureux et admiratifs. Dans un immense éclat de rires, le festival de théâtre s'est admirablement clôturé à la satisfaction générale, public, artistes et organisateurs.

Emille Doussoulin - La Provence - 10 Août 2009



Molière s’invite à jeudi en fête

Finale en apothéose pour les jeudis en fête avec Molière malgré lui ! Quelle belle soirée avec de si beaux moments... Tout débute par un clin d’oeil à Laurel et Hardy avec Mastoc et Moustic... la rencontre tout d’abord avec deux hommes sans âge, à l’accent anglais. L’un, bouclé et rebondissant, l’autre, plus rondelet et moustachu, nous informe que nous attendons les maîtres de conférence. Qui n’arrivent pas, et c’est tant mieux ! Nous préférons nous régaler de ces deux amis, déjà familiers. Ils trouvent, au fond d’une valise, des masques, des vrais, de ceux qui possèdent celui qui le porte. Les voici contaminés par la farce, en métamorphoses d’attitude, d’énergie et de gouaille, pour chevaucher allègrement les immortels destins des protagonistes du Médecin malgré lui. Un homme ivre se retrouve ainsi médecin par les malices de sa farouche femme, et le voici impliqué et contraint de prendre en charge une muette, son père et l’éperdu prétendant, cause du mutisme. Les spectateurs sont charmés de pouvoir devenir, au bon gré contagieux, des comédiens, Lucinde, Léandre, nourrice ou autres... Ils parlent la langue de Molière, ressuscitent dialogues, chansons et pantomimes de Laurel et Hardy, sans oublier quelques échappées plus ou moins improvisées de Guillaume Collignon et Jean Hervé Appéré.

Madeleine Jambon - Le Journal de Saône et Loire - Août 2009